Aujourd’hui, changer d’assurance emprunteur est toujours aussi compliqué pour le crédit immobilier !

D’après de récentes études, le taux de délégation d’assurance ne dépasse toujours pas les 15%. Cela signifie que la loi n’a toujours pas eu d’effets concrets sur les banques.

Pourtant, cela devait être simple : avant la négociation de l’assurance se déroulait au moment de la signature du prêt, et avec la loi Hamon les souscripteurs de nouveaux crédits immobiliers disposaient désormais d’un an pour le faire. Pour cela, une seule condition suffit pour gagner gain de cause : prouver à votre établissement que la nouvelle offre présente des garanties presque similaires à la sienne.

Mais c’est à ce niveau là que ça coince : pour faciliter la comparaison entre les différents contrats, les banques devaient qualifier, au plus tard d’ici le 1er octobre, leurs assurances en fonction de 11 garanties standardisées. L’idée est que dès lors qu’un particulier donne à son banquier une assurance comprenant les 11 critères requis, elle ne peut plus refuser. Mais à ce jour, seulement quelques unes respectent ce principe.

A l’heure actuelle, le Comité consultatif du secteur financier reste confiant sur l’adoption progressive des nouvelles règles du jeu par les banques avant Noël. Cependant, inutile de se décourager ! Il est toujours possible de faire jouer la concurrence grâce aux courtiers ou à des services spécialisés. Et cela peut s’avérer plus qu’utile ! En effet, elle permet facilement de réaliser plusieurs milliers d’euros d’économie sur un crédit immobilier.