Si vous souhaitez emprunter pour un crédit immobilier, c’est maintenant ou jamais !

Une baisse désormais habituelle

L’ensemble de la population s’est habitué depuis quelques années à une baisse continue des taux de crédit immobilier, malgré quelques annonces de reprises régulières. Nous avons récemment appris une remontée de 0,1 point de la part des banques de leur grille de prêt immobilier, créant la surprise. Mais ce mouvement n’était en fait que la conséquence de la remontée brutale des taux d’intérêt des obligations de l’Etat français. Une remontée de 0,3 à 1,3% du taux d’émissions de l’OAT à 10 ans a aussi contribué à mettre fin à ce cycle de baisse des taux des emprunts souverains.

Faut-il craindre une remontée rapide des taux des prêts immobiliers ?

Actuellement, cette crainte paraît toujours injustifiée. En effet, la concurrence entre les établissements est toujours forte sur cet élément. De plus, la politique non conventionnelle de la BCE est supposée durer jusqu’en septembre 2016 !

Néanmoins, les tensions sur les taux des emprunts d’Etat dans la zone euro, accentués par la crise grec, donnent une opportunité aux banques d’inverser la tendance.

Fin Mai, un taux moyen de crédit de 2,01% a été atteint, mais cela n’indique pas à coup sur que nous ne rentrons pas en phase de stabilisation.

Les supposées hausses restent modestes, et les barèmes peuvent très bien rester inchangés.

Un renversement brutal paraît peu probable

Ce phénomène paraît peu probable du fait des situations concurrentielles assez fortes sur ce marché. L’approche va aussi déprendre du client, en effet une banque ne sera pas prête à lâcher un bon client par manque de souplesse.

Financièrement parlant, le refinancement du crédit immobilier par la banque est en parti lié au niveau des taux longs.

On remarque aussi que le faible coût du crédit a favorisé au cours des dernières années les demandes de rachat ou de renégociation de crédit.

Ce phénomène n’empêchera probablement pas les banques de se concentrer sur les purs crédits immobiliers, et la dynamique favorable à l’achat immobilier pourrait bien repartir de plus belle.